samedi 27 avril 2013

Lecture de Céline Nogueira

Nous accueillons de nouveau Céline Nogueira pour une lecture d'extraits de son livre Noli me tangere aux éditions Indigo & Côté-femmes, le jeudi 2 mai à 19 heures.
Il s'agit du texte du spectacle du même nom, créé en 2007 et joué en alternance par Céline Nogueira et Lucie Muratet (notamment à Toulouse au TNT, au Ring et à la Cave Poésie).
"Noli me tangere c'est, dans le Code Civil, l'affirmation du caractère sacré et de l'inviolabilité du corps humain.  
Noli me tangere c'est, dans l’évangile selon Saint Jean, ce que Jésus ressuscité a répondu à Marie-Madeleine le dimanche de Pâques dans le Jardin du Golgotha. Quand, n’en croyant pas ses yeux, elle l’entend et le voit, elle veut aussitôt le toucher pour s’assurer qu’il est bien en vie. Mais Jésus le lui interdit fermement par cette parabole qui fait l’objet d’interprétations nuancées :  «ne me touche pas», « cesse de me toucher », « ne me retiens pas », « tu dois accepter la séparation » ou encore « ne me touche pas comme çà »..."
Comédienne, metteure en scène, formatrice et traductrice, Céline Nogueira travaille principalement en France et à New York où elle a pris part à une vingtaine de créations théâtrales et chorégraphiques. Fondatrice de la Cie Innocentia Inviolata et ambassadrice du New York Stella Adler Studio of Acting, elle coache pour le théâtre et le cinéma.


dimanche 14 avril 2013

Anthony Suter lit Samuel Becket...

 What is the word… Comment dire… Beckett et la langue maternelle

Solitude, un gallicisme
Tu dis toujours solitude,
qui est une attitude
philosophique et poétique,
quand tu veux dire esseulement.
C’est toutes ces années en France.

Qu’il soit lui-même bilingue ou pas, le critique beckettien se trouve confronté au phénomène du bilinguisme de l’auteur irlandais, qui a travaillé dans le sillon creusé par son aîné multilingue, l’exilé James Joyce. Si l’on fait appel à une analyse psycho-linguistique simpliste mais juste, Samuel Beckett paraît renier sa langue maternelle dans le but de se détacher de sa mère, personnage moralement et spirituellement étriqué, pudibond et tyrannique à l’image de l’Irlande d’entre-guère. Beckett se refuse au cours de nombreuses années un recours à la langue dont il a la maîtrise naturelle pour pratiquer une langue (en l’occurrence le français) devenue sa maîtresse. Il est possédé par ces deux langues plus qu’il ne les possède. Ainsi son français, autant dans les œuvres écrites initialement dans cette langue que dans les ‘versions’ françaises d’œuvres rédigées d’abord en anglais, se présente parsemé d’anglicismes ; et quand Beckett revient à la langue anglaise, celle-ci se trouve criblée de gallicismes. Beckett revisite sa langue maternelle essentiellement à partir de Happy Days (Oh, les beaux jours) en 1961. A partir de là, la figure de la femme est réintégrée dans son œuvre. Peu à peu suit une série de textes brefs et de courtes pièces, qui explore la figure maternelle dans ses diverses manifestations : par exemple, les rapports Mère/Fille dans Footfalls (Pas) en 1975 et le rythme de la matrice dans Rockaby (Berceuse) en 1980.

Pour le coup
Un certain temps
temps incertain,
en France, s’entend,
s’exprime pas mal
non pas Dublin
où autiste materné
devint artiste aliéné

A.S., janvier 2013




mardi 19 mars 2013

Les Bruissonnantes édition 2013

Nous sommes heureux de participer de nouveau au festival Les Bruissonnantes - poésies & performances, qui se déroule au théâtre le Hangar du 21 au 23 mars.
Encore un beau programme à découvrir, n'hésitez pas et pensez à réserver !



mardi 12 mars 2013

A voir : J. Fosse / S. Astel

JON FOSSE
saison 1

L’inertie en 7 épisodes


au RING du 12 au 17 MARS 

du mardi au samedi à 20H30, le dimanche à 19H

Une proposition théâtrale de Séverine Astel
A partir des pièces
 Le nom, Et la nuit chante, Dors mon petit enfant , Vivre dans le secret 
de Jon Fosse

Mise en scène: Séverine Astel, Scénographie et costumes: Magali Murbach, Création lumières et régie: Carole China,
Assistanat costumes: Léa Giorgi, Construction: Emile Fuentes, Catering: Quentin Siesling


Avec Solène Arbel, Séverine Astel, Jean-Marie Champagne, Carole China, Emile Fuentes, Giovanni Iacomini, Aurélie Leroux, Isabelle Luccioni, Franck Magis, Magali Murbach, Quentin Siesling et invités

Collaborations: Kelig Lebars créatrice lumière, Michel Mathieu constructeur, Thérèse Toustou, administratrice,
Frédérique Blanchin vidéaste et graphiste, Marion Lefebvre photographe, Marie Frécon photographe


Toujours il arrive quelque chose
Tu sais ça
que toujours il arrive des choses
Je veux qu'il n'arrive rien
et puis il arrive
quelque chose quand même
Qu'est-ce qu'il y a
qui fait que les choses arrivent
C'est moi
Ou autre chose


Le Ring, 151 route de Blagnac, 31200 Toulouse
Bus n° 16 et 70 direction 7 deniers arrêt Roques

Réservations 05 34 51 34 66

Bar et restauration sur place

Durée: 2 heures 15

vendredi 1 mars 2013

A bout de souffle / Caroline Engremy

Nous accueillons avec plaisir le jeudi 14 mars à 19 heures la chanteuse Caroline Engremy pour un solo vocal improvisé.


Un chant d’une densité rare. Un mélange de sauvagerie, de lyrisme, de gravité,de grincements, d’échos. Une voix pleine, aux couleurs multiples, aux éclats incandescents, aux langages mystérieux et aux timbres exacerbés.
Une quête de la voix totale, jusqu’au bout du souffle. Improvisation mais néanmoins d'une grande rigueur d'écriture.
"Caroline Engremy donne de la voix avec une force qui donne la chair de poule, dans une présence inouïe. Puissance, lyrisme, animalité traversent ses performances vocales. Sa passion des langues imaginaires et des sons provoquent des dépaysements fabuleux et des personnages haut en couleurs. Ses chants nous font aller loin et nous captivent jusqu'à la fin."
"Une chanteuse hors-norme, à l'univers étonnant"

Caroline Engremy est une chanteuse toulousaine qui a commencé par le chant lyrique dont elle s'est détournée rapidement par soif d'exploration totale de l'instrument vocal. Elle a au fil du temps développé ses différentes voix pour devenir une chanteuse singulière, qui utilise l'improvisation comme un processus de transformation des sons et des timbres.
Elle a notamment travaillé avec Christine Wodrascka, Michel Doneda, Jean-Paul Raffit, Mathieu Werchowski et Dominique Regef.


mercredi 27 février 2013

Fermeture pour les vacances

La librairie est fermée du lundi 4 au samedi 9 mars.
Réouverture le mardi 12 mars à 10 heures.
Merci !

samedi 9 février 2013

Soirée autour d'Anaïs Nin

Nous accueillons le jeudi 21 février à 19 heures un avant-goût du "marathon de Nin"...

1936 Agathe
1937 Emmanuelle
1947 Esther
1950 Marie-Pierre
1956 Véronique
1963 Renata

6 voix pour vous faire découvrir quelques extraits du journal d’Anaïs Nin en ce jour, 110ème anniversaire de sa naissance.
6 toulousaines pour vous donner un avant-goût du marathon de Nin qui se déroulera du 28 au 30 juin dans 12 lieux du centre toulousain (libraires, bars, restaurant,…) où 36 marathoniennes vont parcourir 36 années de la vie d’Anaïs Nin.
36 regards pour vous faire partager la sensibilité singulière d’une femme dont le journal constitue l’un des témoignages les plus précieux des affres de la création. Si pour Anaïs, l’art est la vie, l’homme ne crée pas pour vivre mais vit pour créer.
A 21 heures ce même jour, une projection à la Cinémathèque de Toulouse du film de Philip Kaufman, Henry et June, complètera cette soirée Nin afin de vous donner envie de nous retrouver fin juin.